RIP Harald Nickel

Il venait de fêter ses 66 ans le 23 juillet dernier, mais la longue maladie dont il souffrait a eu le dernier mot… Harald Nickel s’est éteint ce 4 août.

Ce natif de Rhénanie fit ses débuts en Allemagne à Bielefeld avant d’entamer sa carrière belge à Turnhout en 1974. C’est là que Georges Heylens est allé le recruter pour former sa « dream team » qui, lors de la saison 1975-1976, balaya tout sur son passage pour sortir l’Union de cette D3 qu’elle avait pour la première fois foulée de son histoire, passant aussi à deux doigts d’éliminer le voisin anderlechtoise au cours en Coupe de Belgique, fin août 1975 ! Nickel, c’était le « gamin » à côté des Jan Verheyen, Francis Pomini, Eddy De Bolle et André De Nul. Il n’en fut pas moins notre révélation de la saison. On connaît la suite. Le président Ghislain Bayet avait eu les yeux hélas ! plus grands que son portefeuille et si le matricule 10 brilla encore la saison suivante, notre joyau teuton avait déjà pris la direction de Courtrai alors que son… ex-club ratait la remontée en D1 après un premier tour brillant et un tour final sacrifié. Un an plus tard, le joueur rejoignait les rangs du Standard de Robert Waseige avec à la clé une troisième place à deux points du champion, le FC Bruges et un du SC Anderlecht, au terme d’une saison « hitchcockienne » dont Nickel fut le meilleur buteur, avec 23 unités, soit trois de plus que Willy Geurts de l’Antwerp et quatre de mieux que… son coéquiper « rouche », l’Autrichien Alfred Riedl, l’Anderlechtois Robby Rensenbrinck suivant avec 18 goals. Pour Harald Nickel, ce sera la Bundesliga avec une saison à Brunswick, puis le plus prestigieux transfert de sa carrière au Borussia Moenchengladbach en 1979.

Deux saisons marquées par 32 buts en 65 matches et trois sélections dans la Mannshaft.


Image : Isopix


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